Tu vas faire quoi plus tard ? Pourquoi tu n’as pas fait S ? Il y a un débouché ? ça paye bien ? et la concurrence ? Ce n’est pas trop élitiste ? Que disent tes parents ? Toutes ces questions sans réponses, les lycéens en sont bombardés. Je vais essayer dans cet article de vous partager mon expérience de lycéen concernant l’orientation et qu’est-ce que j’ai appris directement mais aussi indirectement. Maintenant que je suis en bac +4 j’ai découvert au fur et à mesure que certaines choses étaient importantes et d’autres non.

WARNING: Je ne prétends pas être possesseur de la science infuse, loin de là, il s’agit ici d’un article de mon expérience et de la vision des choses.


Une histoire de planning

Je me souviens que dès la rentrée en première mais aussi en terminale la première chose qu’on nous a dit c’était « à la fin de l’année scolaire vous passez le bac ! ». On revenait des vacances, on avait tous bien bronzés, on était content de se retrouver, de partager ce que chacun avait fait et BIM les professeurs n’ont pas arrêté de nous rabâcher qu’à la fin de l’année le grand méchant baccalauréat allait nous manger si on ne travaillait pas régulièrement toute l’année. Pire encore ! L’ORIENTATION! Pour les terminales le calendrier était très chargé, en octobre il fallait avoir une petite idée de ce que l’on voulait faire plus tard, en janvier ouverture d’Admission Post Bac (APB, ancêtre de ParcourSup), il fallait mettre ses vœux, mars validation des vœux donc plus de modifications possibles ! Sans parler du fait que la plupart des écoles font leur journées porte ouverte en décembre-février, c’était presque trop tard pour les vœux. Puis une fois le bac en poche on revenait sur tes vœux et on te disait où tu pouvais aller.. Ou pas !

Je me souviens qu’en octobre je ne savais pas où aller, quoi faire. J’ai donc regardé mes loisirs et fais un choix. J’aimais jouer aux jeux-vidéo, j’adorais faire des vidéos sur mes jeux, faire des montages, bidouiller. J’adorais le cinéma, les séries, tout le travail faire un film, entre le montage, la réalisation, les jeux d’acteurs, les plans etc…. . Je révisais mon théâtre car j’avais le premier rôle avec lequel j’allais passer mon bac de théâtre avec. Pendant ce temps, j’apprenais la programmation, comment un logiciel, un site internet ou un jeu était fait. Bref, à part l’histoire que j’adorais et l’option ISN, il y avait peu de matières intéressantes pour moi par rapport à mes loisirs. Cela voulait dire que toutes les matières importantes avec un gros coefficient (mathématique, physique chimie et SVT) étaient importantes pour une chose: avoir son bac pour faire ce qu’il me plaisait après. Mais qu’est-ce que je voulais faire après le bac ?

En regardant de plus près sur ce que j’aimais faire on pouvait en sortir pleins de métiers différents:

Tu aimais les jeux-vidéo ?

Devenir joueur e-sportif, mais le métier n’était pas encore vraiment reconnus à l’époque, il n’y avait pas d’école pour le devenir et puis j’étais nul aux jeux, cela me divertissais juste.

Je pouvais devenir streamer, mais je n’avais pas une bonne connexion chez mes parents, j’étais dans un premier temps limité par la technologie, le métier n’était pas encore reconnu aussi et on ne devient pas streamer du jour au lendemain. Il fallait faire des études pour être sécurisé et travailler le coté stream de côté.

Youtuber ! C’est vrai j’étais déjà sur la plateforme, ça m’amusais, j’aimais ce travail. Mais ce dernier devenait trop chronophage et il fallait privilégier le bac quand même. Même avis que streamer, cela se développait en même temps qu’un parcours sécurisant.

Tiens c’est cadeaux

Le cinéma, le théâtre alors ?

Après tout cela faisait 7 années consécutives que je faisais du théâtre, je voulais travailler dans le montage voire peut-être devenir acteur/réalisateur/comédien qui sait ? Je m’étais renseigné on pouvait faire des études après les bac dans le cinéma ou dans le théâtre. Mais j’ai regardé les débouchés, monteur vidéo n’était pas très bien payé, le cinéma est un monde très concurrentiel, il fallait percer pour devenir acteur, réalisateur et comédien, c’était un monde pas sécurisant en plus de ça. Je savais qu’au fond de moi j’allais avoir du mal et qu’à force de travailler j’avais peur d’être dégoûté du magnifique monde du théâtre et du cinéma.

J’ai alors gardé cette passion comme loisir, à petite dose, qui fait qu’on aime toujours ce que l’on fait.

Tu as dit des sites tu peux faire informaticien !

Plus j’y pense et plus je me dis que ça me correspond, j’étais curieux, j’adorais apprendre, je n’étais pas très sociable (cliché) et je passais ma vie devant un écran et ça depuis que je suis petit. Oui je pouvais devenir informaticien même développeur !

La fois photo où je découvre l’EPSI et ce que j’allais faire après le bac

J’ai eu la chance lors d’une journée porte ouverte post bac organisé par mon école de rencontrer François, un élève de dernière année dans une école privée d’ingénierie informatique. Il m’a alors transmis sa passion de l’informatique, on avait la même vision de l’informatique et j’avais la même motivation que lui. De plus, l’EPSI donnait un avantage solide, étant une école privée il fallait postuler hors APB, pas de vœux à attendre après le bac, on savait 3-4 mois à l’avance si on était pris, sous réserve d’avoir le bac évidemment. Le seul inconvénient était son prix sur 2 ans, une école privée à un coût qu’il faut amortir, puis après on est en alternance c’est-à-dire que l’entreprise paye les études, on est salarié et on est payé pour apprendre !

J’ai donc passé le concours à l’EPSI Grenoble en février et sût le surlendemain que j’étais pris. Il fallait plus qu’une chose maintenant avoir son bac et c’est très motivant de réviser son bac en sachant où l’on va après. Quand j’avais la flemme de réviser ma physique et les rapports d’énergies, je me disais qu’il fallait le connaitre pour pouvoir avoir son bac et coder tous les sites que je voulais (évidemment c’est aussi utile pour la culture générale).

Pour finir, oui j’ai quand même choisi mes matières, j’ai eu 8 en philosophie, physique-chimie et italien, mais j’ai eu 18 en ISN et 19 en théâtre. J’ai eu mon bac, certes sans mention, mais ce n’était pas mon objectif, ce que je visais c’est ce qui me plaisait et je savais que ça allait être après le bac.

C’est facile pour toi mais pour ceux qui se sont planté après le bac ? Qui n’ont pas eu leur vœux ?

On a tout une vie devant nous ! Vous n’avez pas été pris cette année ? Ce n’est pas grave prenez votre année pour apprendre plein de trucs, tout ce que vous voulez faire et retentez l’année suivante ! Vous aurez gagné en expérience, il ne faut pas le voir comme un échec mais comme un bon prétexte pour réussir !

Je connais des personnes qui ont fait une année après le bac pour s’apercevoir que ce qu’ils faisaient ne leur plaisaient pas, ils ont fait une réorientation et aujourd’hui ils s’éclatent dans le domaine où ils sont ! Je connais des personnes qui sont en réorientation à 20 ans, 35 ans, 47 ans voire 58, il n’y a pas d’âge pour ! Heureusement qu’on se réoriente, cela montre que l’on évolue que l’on apprend de nouvelles choses, qu’on s’écoute et aussi que l’on veut à tout prix faire ce qui nous plaît. Certes, je n’ai jamais dit que c’était facile, qu’on était persuadé de faire le bon choix, mais ce qui est sûr c’est que dans tous les cas on apprend, on en sort plus fort et sortir de notre zone de confort nous aide.

Mon meilleur conseil que je peux vous donner, c’est si ce n’est pas exactement ce que vous vouliez faire, si vous n’avez pas été prit prenez-le comme une force pour avancer et dans tous les cas vous en sortirez gagnant.

Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends

Nelson Mandela

J’espère que ma vision et mon expérience vous a aidé, n’hésitez pas à partager mon article pour me soutenir, d’exposer votre avis en commentaire ou sur les réseaux sociaux, je serais ravis d’échanger !

Si vous voyez des fautes d’orthographes n’hésitez pas à me dire par commentaire, j’essaye de faire des efforts en écrivant. 🙂